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Skydance place Tony Driscoll à la tête de ses jeux vidéo

Après le rachat de Warner par Paramount Skydance, l’ex-Epic Tony Driscoll doit piloter WB Games et Paramount Game Studios, sans calendrier de sorties.

Samir Aubert Par Samir Aubert
4 min de lecture
Skydance place Tony Driscoll à la tête de ses jeux vidéo
Une manette de jeu démontée, avec sa carte électronique, ses moteurs et ses outils, étalée sur un tapis de découpe.

Le rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance est bouclé, et le jeu vidéo en sort avec un nouveau patron. Selon Gamekult, Tony Driscoll, jusque-là président de Paramount Game Studios et ancien d’Epic Games, doit diriger l’ensemble de l’activité jeu du nouveau groupe. Le calendrier des sorties, lui, ne fait l’objet d’aucun engagement chiffré.

En bref

  • Selon Gamekult , Tony Driscoll, jusque-là président de Paramount Game Studios et ancien d’Epic Games, doit diriger l’ensemble de l’activité jeu du nouveau groupe.
  • De l’extérieur, rien ne bouge donc beaucoup pour l’instant.
  • Le site y voit le signe de changements à venir dans la hiérarchie de Warner, peut-être jusqu’à WB Games, qui dépend toujours de David Zaslav.

Un géant du divertissement où le jeu passe au second plan

L’ensemble, chapeauté par une maison mère rebaptisée Skydance, réunit deux grands studios de cinéma, deux services de streaming et des chaînes d’information ou généralistes comme CBS et CNN. Gamekult remarque que le communiqué annonçant la finalisation de l’opération n’emploie ni le mot « games » ni le mot « gaming ». D’après ActuGaming, Paramount et Warner Bros doivent subsister comme des marques à l’intérieur de Skydance, afin de cloisonner les activités. Le site situait l’intégration de Warner Bros au 6 octobre.

WB Games et Paramount Game Studios, deux catalogues réunis

Andy Gordon, président de Skydance, a fait savoir à Variety que les équipes jeu vidéo et divertissement des deux entreprises seraient fondues dans une seule entité. Pour Gamekult, le secteur voit ainsi naître un éditeur de premier plan.

Côté Warner, WB Games exploite des univers comme DC, Harry Potter, Game of Thrones ou encore Mortal Kombat. Paramount Game Studios, structure présentée l’été dernier, a déjà dévoilé deux projets : une aventure Star Trek confiée au studio polonais Bloober Team et une adaptation de la bande dessinée des Tortues Ninja réalisée par PlatinumGames. Cette branche a aussi hérité des projets de l’ancien label Skydance New Media, dont Marvel 1943 : Rise of Hydra, un titre que Gamekult qualifie d’arlésienne.

Gamekult énumère aussi, parmi les marques désormais réunies, des séries d’animation populaires, des sagas d’action et quelques classiques du cinéma, de Mission Impossible à Matrix.

Skydance Games, un cadre encore à préciser

Chris Kerr, journaliste spécialisé, a consulté la FAQ interne que les salariés de WB Games ont reçue. Selon ce texte, WB Games et Paramount Games se poursuivent sous une ombrelle commune baptisée Skydance Games, chaque branche continuant d’éditer des jeux issus de ses propres licences. De l’extérieur, rien ne bouge donc beaucoup pour l’instant. Une source interne prévient cependant que de nombreuses questions restent ouvertes, y compris sur l’avenir des studios.

Façade vitrée d’un immeuble de bureaux vue d’en bas, sous un ciel bleu clair
Façade vitrée d’un immeuble de bureaux, photographiée en contre-plongée sous un ciel dégagé. Source : Pexels. Photographe : Egor Komarov. Licence Pexels.

Le calendrier de WB Games illustre cette absence de cap chiffré : l’année 2026 reste discrète, avec deux lancements seulement : LEGO Batman L’Héritage du Chevalier Noir fin mai, puis, début juin, Dragonfire, un titre mobile tiré de Game of Thrones.

Dette, licenciements possibles et nouveau conseil d’administration

110 à 111 milliards de dollarsmontant de l’acquisition selon les sources
80 milliards de dollarsdette dont hérite Skydance

Gamekult retient 110 milliards de dollars pour le prix de l’opération et souligne que l’emprunt en finance l’essentiel. ActuGaming annonce 111 milliards, au terme de longs bras de fer avec les autorités de régulation, et rattache le chiffre de 80 milliards de dette à Variety.

Cet endettement nourrit les inquiétudes sur l’emploi. Gamekult affirme que de grosses vagues de licenciements sont déjà prévues dans la restructuration à venir, tout en notant qu’on ignore encore dans quelle mesure le jeu vidéo sera touché. ActuGaming juge elle aussi probables des suppressions de postes, sans que ces projections soient confirmées par le groupe.

Au conseil d’administration, Bobby Kotick, ancien patron d’Activision Blizzard, entre comme administrateur indépendant. Il y retrouve Laurene Powell Jobs, présidente d’Emerson Collective, Ynon Kreiz, présenté par Gamekult comme co-directeur général de Skydance, et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. David Ellison, qui dirige Skydance en tant que directeur général et président du conseil d’administration, a expliqué ce choix.

« Bobby a dirigé une entreprise mondiale de divertissement au cours de trois décennies de croissance soutenue, et il apporte une vraie perspective sur la construction de franchises pérennes et la création de liens avec les fans. »

David Ellison, président du conseil d’administration et directeur général de Skydance

Côté cinéma, ActuGaming rapporte, en citant Puck, que Mike De Luca et Pam Abdy, jusqu’ici à la tête de la division cinéma de Warner Bros, seraient écartés. Le site y voit le signe de changements à venir dans la hiérarchie de Warner, peut-être jusqu’à WB Games, qui dépend toujours de David Zaslav.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : FOX ^.ᆽ.^= ∫. Licence Pexels.

Samir Aubert

Compétition, industrie et bancs d’essai

Samir Aubert

Samir Aubert a grandi entre une console branchée sur la télé du salon et les tournois de quartier organisés dans l'arrière-boutique d'un cybercafé de Roubaix. Il écrit sur la culture gamer, l'esport et les communautés qui font vivre les jeux. Il garde un carnet où il note les scores de ses parties de jeux de société du dimanche, et il tient à ce que sa sœur ne le sache jamais.