Valor Mortis, un souls-like en 1820 que les testeurs ne départagent pas
One More Level transpose l’exigence du souls-like à la première personne en 1820. Deux rédactions, deux verdicts opposés sur le level design et les bugs.
En bref
- Valor Mortis sort le mardi 13 octobre sur PS5, Xbox Series X|S et PC, et figure au Xbox Game Pass.
- Le jeu mêle souls-like et action à la première personne dans une Europe napoléonienne uchronique.
- Gamekult juge son level design scolaire, tandis que Numerama le qualifie d’exemplaire.
- L’édition standard coûte 39,99 €, la Deluxe 59,99 €.
Un même jeu peut être un modèle de construction pour l’un et une routine prévisible pour l’autre. Valor Mortis, le nouveau titre du studio polonais One More Level, en offre l’illustration : ses deux tests de référence en français partent du même constat enthousiaste sur le combat, puis se séparent sur presque tout le reste.
Waterloo, la peste rouge et un soldat amnésique
One More Level s’était fait connaître avec Ghostrunner (2020) et Ghostrunner 2 (2023), deux jeux d’action à la première personne. Avec Valor Mortis, le studio quitte le cyberpunk pour une uchronie : nous sommes en 1820, Napoléon a triomphé à Waterloo grâce à une technologie qui régénère la chair des soldats. Une maladie, la peste rouge, transforme ensuite ces derniers en démons.
Le joueur incarne William, jeune soldat amnésique qui se réveille dans un charnier. Numerama précise qu’il est britannique et engagé dans la Grande Armée. Vincent Cassel prête sa voix à Napoléon, mais les dialogues ne sont proposés qu’en anglais au lancement, avec des sous-titres français.
Un souls-like où la parade commande tout
Les codes du genre sont là : lanternes servant de checkpoints, perte de la monnaie ou de l’expérience à la mort, boss coriaces. L’arsenal mélange sabre, rapière, claymore, tromblon, carabine sniper et pouvoirs de feu et de stase. Gamekult cite aussi le lance-flammes.

Le test de Gamekult insiste sur le rôle central de la parade : il faut contrer l’ennemi pour vider sa jauge de posture et infliger des dégâts critiques. Les équipements d’appoint servent surtout à contrôler le rythme des affrontements.
La progression passe par des âmes investies dans un arbre de compétences, et par des emplacements d’ambres, des amulettes à effet passif, débloqués par paliers. Le testeur de Gamekult a atteint le niveau 35 sur 50 et trouve les bonus de l’arbre souvent pauvres. Il apprécie davantage l’amélioration des armes, qui modifie réellement leur comportement.
Deux verdicts qui s’opposent
C’est sur la structure du jeu que les avis se séparent le plus nettement.
| Point | Gamekult | Numerama |
|---|---|---|
| Level design | Une dizaine de zones, trois à cinq checkpoints chacune, sans carte, jugé prévisible et scolaire | Jugé exemplaire : raccourcis nombreux, plusieurs approches par zone, verticalité, accès fermés façon Metroidvania |
| Direction artistique | Stylisée, évoquant No Rest for the Wicked et Dishonored, mais gâchée par des structures organiques bleu fluo | Ambiance saisissante, entre horreur et fantastique |
| Technique | Bugs croissants, le dernier tiers étant le plus touché (ombres à spasmes, son des checkpoints en boucle, embrasement persistant après la mort) | Technique suffisante pour servir le gameplay |
| Ennemis | Animations parfois peu claires | Bestiaire peu renouvelé, animations à revoir, coup d’estoc adverse très rapide |
Numerama, après une quinzaine d’heures de jeu, juge l’expérience globalement réussie. Gamekult, qui a joué sur une clé PC fournie par l’éditeur, estime que les défauts finissent par s’imposer une fois la routine installée. Les deux s’accordent en revanche sur le plaisir des combats et des exécutions.
Prix, éditions et sortie
- Plateformes : PS5, Xbox Series X|S et PC, avec une présence au Xbox Game Pass.
- L’édition Deluxe ajoute des packs cosmétiques et un DLC narratif prévu en 2027.
Photo : khezez | خزاز / Pexels