Castlevania Belmont’s Curse convainc malgré les doutes nés de sa démo
Accusé d’être rigide et trop coloré après sa démo, le metroidvania d’Evil Empire convainc les testeurs par ses sorts, son fouet et son level design.
En bref
- Castlevania : Belmont’s Curse est développé par le studio bordelais Evil Empire pour les 40 ans de la franchise de Konami.
- L’aventure se déroule à Paris en 1499 avec Rose, fille de Trevor Belmont et de Sypha.
- Gamekult compte environ 14 heures pour atteindre la véritable fin sans guide.
- Le jeu sort aussi sur la première Nintendo Switch.
La démo publique avait laissé un goût amer sur les réseaux sociaux, où l’on reprochait au jeu un rendu de « jeu Flash » et des contrôles « rigides ». Les tests publiés le 13 octobre 2026 racontent une autre histoire : selon Gamekult, qui a joué sur PC et PS5 avec des clés fournies par l’éditeur, l’équipe derrière Dead Cells et The Rogue Prince of Persia n’a rien perdu de son savoir-faire. Le procès d’intention ne résiste pas à l’examen, même si certaines critiques visent juste.
Un anniversaire confié à un studio français
Numerama rappelle que Konami fête les 40 ans de sa saga avec cet épisode inédit, conçu par une équipe d’anciens de Motion Twin. Gamergen associe d’ailleurs les deux structures, Evil Empire et Motion Twin, au développement. Le récit prend place environ 23 ans après Castlevania III : Rose Belmont porte une malédiction que Dracula avait jetée sur sa mère, Sypha Belnades. Le titre se présente comme la suite directe de Castlevania III : Dracula’s Curse, mais aussi de Curse of Darkness, l’épisode en 3D.
C’est sur ce terrain de la fidélité que la démo a été attaquée. Les testeurs y répondent en rappelant que la nouveauté ne trahit pas la formule.
Action et exploration, enfin réconciliées
Pour Gamekult, le jeu fusionne les deux grandes branches historiques de la série : l’action immédiate des premiers épisodes et l’exploration patiente des volets plus récents. Numerama va dans le même sens et parle d’un metroidvania très efficace, porté par un level design de très haut niveau. Son système d’arcanes relie chaque boss à un pouvoir que Rose récupère après la victoire.
Le fouet de lumière cristallise cette réussite d’après Gamekult : il sert tour à tour de balancier, de grappin d’escalade et de harpon pour attirer les ennemis. Le site apprécie aussi la douzaine de sorts, qu’on améliore en remplissant des objectifs secondaires liés à leur usage, et non en dépensant de l’or ou de l’expérience.

Reste la question esthétique. Gamergen décrit des décors aux couleurs vives et un rendu superbe, de Notre-Dame aux catacombes jusqu’au château de Dracula, tout en prévenant que les amateurs d’une ambiance plus sombre pourraient être déroutés. L’objection de la démo trouve là sa part de vérité : c’est un choix assumé, pas un défaut technique.
Armes et défense, des avis qui divergent
Rose manie sept familles d’armes, de l’épée lourde aux poings en passant par la lance, chacune déclinée en quatre variantes. Sur les combats, les testeurs ne s’accordent pas.
| Point | Gamekult | Numerama |
|---|---|---|
| Variantes d’armes | La plupart n’apportent qu’un bonus de statistiques | Arsenal jugé riche |
| Parade | Facultative, les esquives suffisent | Quasi indispensable, la glissade protège mal |
| Équipement | Pas de sets sauvegardables, pas de changement d’arme ou de sort en temps réel | Alternance possible en passant par les menus |
Le désaccord sur la parade dit surtout que l’exigence défensive dépend du style de chacun, mais le passage par les menus pour changer d’équipement agace des deux côtés.
Les réserves qui tiennent, et les garde-fous
Plusieurs critiques recoupent en partie celles de la démo :
- Numerama juge l’écran parfois surchargé et peu lisible en mode portable.
- Gamergen trouve les animations peu souples, hors des boss, qui sont eux réussis.
- Le même site regrette un bestiaire limité, fait de variantes visuelles trop proches.
La rigidité dénoncée après la démo existe donc bien dans certaines animations, selon Gamergen. Elle ne touche pas le cœur du jeu, que les trois testeurs décrivent comme maîtrisé.
Photo : Eren Li / Pexels